Il est l’un des huit opposants en lice face à Mamadi Doumbouya pour la présidentielle du 28 décembre prochain. Ancien ministre d’Alpha Condé, Abdoulaye Yéro Baldé se présente comme une « alternative crédible » au président de la transition. Entretien en vidéo.
Abdoulaye Yéro Baldé l’assure avec force : s’il est en lice pour la présidentielle du 28 décembre prochain, ce n’est « pas une candidature de témoignage ». L’ancien ministre d’Alpha Condé, avec lequel il a rompu en 2020 lorsque l’ex-président guinéen a mené une réforme constitutionnelle lui permettant de se présenter à un troisième mandat, assure s’être lancé « pour gagner » et se présente comme une « alternative crédible ».
De passage à Paris pour quelques jours, où il s’emploie notamment à faire entendre sa cause auprès de la diaspora guinéenne, ce technocrate assure être porteur d’un « projet qui répond aux aspirations des Guinéens ».
« Un tournant historique de l’avenir de la Guinée »
« Selon la Charte de la transition, Mamadi Doumbouya n’avait pas le droit de se présenter à cette présidentielle. Mais nous sommes face à un état de fait, et il faut répondre à un besoin urgent : faire de la Guinée un pays stable politiquement », assure-t-il dans l’entretien qu’il a accordé à Jeune Afrique, ce 3 décembre. « Les Guinéens ont soif de stabilité », martèle l’ancien vice-gouverneur de la Banque centrale.
S’affirmant « démocrate convaincu », il dit regretter l’absence des poids lourds de l’opposition, tous écartés de la présidentielle, de Cellou Dalein Diallo à Sidya Touré en passant par Alpha Condé. « Si je suis élu président de la République, la première des choses sera de rétablir les libertés démocratiques, la liberté de la presse et la liberté d’opinion », promet-il.
Leur absence n’est-elle pas une aubaine pour lui, qui peut ainsi espérer capitaliser sur un électorat privé de ses candidats ? Il affirme le contraire et estime que leur absence ne remet pas en cause la légitimité de cette campagne. « Nous sommes à un tournant historique de l’avenir de la Guinée. Donc, qu’ils soient présents ou pas, il faut qu’ils apportent leur contribution, qu’ils parlent à leurs militants et que nous puissions aller de l’avant pour un meilleur avenir pour tous », affirme-t-il.
