Après le refoulement de trois de ses ressortissants, à l’aéroport Ben-Gourion, le ministère ghanéen des Affaires étrangères condamne une « conduite extrêmement provocatrice et inacceptable » des autorités israéliennes.
« Traitement inhumain et traumatisant », « conduite condamnable, extrêmement provocatrice et inacceptable », comportement « injuste » : le ministère ghanéen des Affaires étrangères a dégainé, le 10 décembre, le moins diplomatique de son lexique. Ce sont des agissements de représentants des autorités israéliennes que qualifie la diatribe. En cause : une dissension à l’aéroport Ben-Gourion de cette ville que de nombreuses nations considèrent comme la capitale actuelle d’Israël, à défaut d’un accord sur le statut de Jérusalem.
Procédures conformes au droit ?
Le gouvernement ghanéen, très remonté, s’est insurgé dans un communiqué contre le traitement réservé à ses ressortissants qui auraient été, selon lui, « délibérément pris pour cible ». Le ministère ghanéen des Affaires étrangères affirme d’ailleurs envisager des mesures de rétorsion. Le texte publié le 10 décembre annonçait une convocation des responsables de l’ambassade d’Israël à Accra, afin de leur faire part d’un mécontentement officiel « dans les termes les plus forts possibles ».
Si la justification du récent refoulement de Ghanéens de Tel-Aviv n’a peut-être pas fini de livrer tous ses secrets, il apparaît qu’Israël a été mis à l’index par de nombreux pays africains après les opérations punitives souvent jugées disproportionnées dans la bande de Gaza, à la suite des actes terroristes du 7 octobre 2023. Une fronde dans laquelle s’est moins illustré le Ghana que l’Afrique du Sud, Pretoria ayant mené un groupe de pays accusant Israël de « génocide » devant la Cour internationale de Justice (CIJ).
