Affaire de la surfacturation du riz : le juge prononce un non-lieu général
Le dossier dit de la surfacturation du riz, qui avait alimenté la polémique et suscité de vives réactions ces derniers mois, vient de connaître son dénouement judiciaire. Le juge d’instruction du premier cabinet a rendu une ordonnance de non-lieu général, estimant qu’il n’existait pas de charges suffisantes pour renvoyer les personnes mises en cause devant le tribunal.
Cette décision marque la fin d’une affaire qui avait agité l’opinion publique et fait couler beaucoup d’encre. En clair, le magistrat instructeur a jugé le dossier vide de toute infraction pénale, considérant que les éléments recueillis au cours de l’enquête ne permettaient pas de prouver l’existence d’une surfacturation ou d’une quelconque malversation financière.
Les principaux mis en cause — Rayan Hachem, Moustapha Ndiaye et Mohamed Dieng, tous importateurs de riz, ainsi que Aliou Sow, ancien directeur de l’administration générale et de l’équipement (DAGE) du ministère alors dirigé par Mansour Faye — ont donc été blanchis à l’issue de l’instruction.
Le juge a notamment souligné que les investigations n’avaient pas permis d’établir la réalité des faits reprochés ni de démontrer une volonté d’enrichissement illicite ou de détournement de fonds publics.
Cette ordonnance de non-lieu met ainsi un terme à plusieurs mois de procédure et de spéculations autour d’un dossier qui avait suscité de nombreuses interrogations sur la gestion des marchés publics liés à l’importation du riz.
Reste à savoir si le parquet fera appel de cette décision, ou si le non-lieu général marquera définitivement la fin de l’affaire.
