Un convoi de plusieurs dizaines de camions-citernes a été incendié au Mali lors d’une attaque attribuée aux jihadistes du Jnim perpétrée le 29 janvier, et dans laquelle plusieurs militaires et assaillants ont été tués, selon des responsables locaux. L’attaque a eu lieu sur l’axe menant de la frontière sénégalaise à la grande ville malienne de Kayes, selon ces sources dont plusieurs font état de « dizaines » de camions détruits.
De son côté, un responsable du bureau des douanes de Kayes a également confirmé cette attaque, ajoutant qu’une évaluation était en cours du nombre de camions impactés, évoquant également le chiffre de plusieurs dizaines. Dans un communiqué, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à Al-Qaïda, a annoncé avoir tendu une embuscade à l’armée malienne entre Diboli et Kayes, sans mentionner l’attaque des camions-citernes.
L’axe du Sénégal délaissé au profit de celui vers la Côte d’Ivoire
Le Mali fait face à de graves pénuries de carburant pendant plusieurs semaines dues à des attaques jihadistes du Jnim sur les convois de camions-citernes le ravitaillant. En imposant dès le mois de septembre un blocus total sur plusieurs villes maliennes, et en attaquant les convois de carburant, le Jnim avait asphyxié plusieurs semaines l’économie du pays jusqu’à sa capitale Bamako.
Mais l’approvisionnement en carburant s’est nettement amélioré dans la capitale depuis le mois de décembre. Selon une source sécuritaire, les escortes militaires des camions-citernes avaient été suspendues depuis quelques mois sur cet axe Sénégal-Mali, se concentrant sur l’axe venant de Côte d’Ivoire d’où vient l’essentiel du carburant.
« Les autorités pensaient avoir eu un contrôle total dans la chaîne d’approvisionnement avec le nouveau plan de convoyage. Elles voulaient constituer un maximum de stocks avant le mois de ramadan » qui débutera mi-février, a déclaré cette source.
(Avec AFP)
