Ces victimes ont été découvertes après des frappes aériennes de l’armée nigérienne en début de semaine. Celles-ci visaient des jihadistes dans le département de Filingué.
« Ces événements malheureux ont fait des victimes et des blessés », a indiqué la télévision d’État RTN, sans donner de bilan. « Plusieurs dizaines de victimes ont été enregistrées dans les opérations aériennes de l’armée », a confirmé le média Les Échos du Niger, citant « des témoins ».
Le général Abdourahamane Tiani, chef du régime militaire, a dépêché jeudi à Injar le colonel Maina Boukar, gouverneur de la région de Tillabéri (Ouest) « pour présenter ses condoléances et sa compassion à la population ». Le gouverneur a rendu visite aux blessés, selon les images montrées par la RTN.
Plusieurs civils déjà tués dans des frappes aériennes
« On a la position de l’ennemi, l’ennemi a peut-être quitté [les lieux] et les gens viennent à moto sur la même position, soyons certains qu’il sera difficile de faire la différence », a expliqué le colonel Boukar devant la population endeuillée d’Injar. Il a demandé aux habitants « de respecter l’interdiction de l’utilisation des motos dans le cadre de l’état d’urgence » en vigueur depuis 2017 et accordant des pouvoirs exceptionnels à l’armée pour lutter contre les groupes jihadistes.
Injar est un village de la commune du Kourfey, dans le département de Filingué, lui-même situé dans la vaste région de Tillabéri qui jouxte le Burkina Faso et le Mali et où les groupes jihadistes sont très actifs, notamment l’État islamique au Sahel (EIS). Depuis des années, les populations de Filingué font régulièrement état d’attaques menées par des groupes armés circulant sur des motos.
En janvier 2024, plusieurs civils avaient été tués dans des frappes aériennes de l’armée visant des colonnes de jihadistes qui venaient d’attaquer une position militaire à Tyawa, près de la frontière avec le Burkina Faso, avait indiqué l’état-major de l’armée nigérienne. Le Niger est également confronté aux actions meurtrières de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) dans sa partie sud-est.
(Avec AFP)
