Le chef des séparatistes du sud du Yémen, Aidarous al-Zoubaidi, a été chassé du Conseil présidentiel pour « haute trahison », tandis que la coalition menée par l’Arabie saoudite a annoncé, mercredi, avoir mené des « frappes préventives limitées » contre les rebelles.
La coalition menée par l’Arabie saoudite a mené de nouvelles frappes, tandis que le chef des séparatistes du sud du Yémen, Aidarous al-Zoubaidi, a été révoqué du Conseil présidentiel pour « haute trahison », a annoncé, mercredi 7 janvier, le président de cet organisme, qui exerce le pouvoir exécutif internationalement reconnu.
Aidarous al-Zoubaidi sera déféré « devant le procureur général », a affirmé la présidence dans un communiqué, en l’accusant d’une série de crimes.
Dans un communiqué, la coalition a indiqué que le chef des séparatistes, Aidarous al-Zoubaidi, a « fui vers un lieu inconnu » et n’est pas monté dans l’avion qui devait le conduire en Arabie saoudite pour des pourparlers de paix prévus mercredi.
Aidarous al-Zoubaidi dirige le Conseil de transition du Sud (STC), qui aspire à recréer un État dans le sud du Yémen, où une République démocratique et populaire était indépendante entre 1967 et 1990.
Début décembre, ses forces se sont emparées de vastes territoires. Mais les factions proches de Riyad, appuyées par des frappes saoudiennes, ont riposté, reprenant début janvier le terrain perdu.
« Frappes préventives »
L’Arabie saoudite avait invité les deux camps à un « dialogue » dans la capitale saoudienne, mercredi, pour mettre fin à ces affrontements. Le STC avait confirmé sa participation à cette conférence.
Mais vers minuit (21 h GMT mardi), la coalition a « reçu des informations selon lesquelles Aidarous al-Zoubaidi avait déplacé une importante force, comprenant des blindés, des véhicules de combat, des armes lourdes et légères et des munitions » vers la province de Dhale, dans le sud-ouest du Yémen, selon le communiqué.
La délégation séparatiste a décollé vers Riyad, mais sans Aidarous al-Zoubaidi « qui a fui vers un lieu inconnu, laissant les membres et dirigeants du STC sans la moindre information sur ce qu’il était devenu après avoir distribué des armes et des munitions (…), dans le but de provoquer des troubles à Aden dans les heures à venir », a ajouté la coalition, mentionnant la capitale provisoire du gouvernement yéménite.
De leur côté, les séparatistes ont assuré que leur chef « continue d’exercer ses fonctions depuis Aden ». Ces derniers ont également affirmé auprès de l’AFP avoir perdu le contact avec leur délégation arrivée à Riyad et appelé les autorités saoudiennes à garantir sa sécurité.
