
Le 19 novembre 2025, l’absence d’Ousmane Sonko à une audience au Palais présidentiel a fait l’effet d’une bombe politique. Alors que le président Bassirou Diomaye Faye réunissait le Bureau politique de Pastef, le Premier ministre et chef du gouvernement Sonko brillait par son absence, sans explication officielle. Cette défection a alimenté les spéculations sur une crise larvée entre les deux hommes forts du régime.
Diomaye Faye nomme Aminata Mimi Touré à la tête de la coalition « Diomaye Président », écartant Aïda Mbodj, soutenue par Sonko. Le parti d’Ousmane Sonko dénonce une décision unilatérale, affirme que le président n’a pas le pouvoir de dissoudre la coalition et que Sonko n’a jamais été président de cette structure. Le Premier ministre s’est mis en congés indéterminés, laissant l’intérim à la ministre de la Justice Yassine Fall.
Aucun communiqué du Bureau politique de Pastef n’explique l’absence de Sonko à l’audience, laissant la place à une vague de rumeurs sur une rupture ou un désaccord stratégique. Pour certains observateurs, c’est un signal fort du président Faye qui veut marquer son autorité. Pour d’autres, Sonko préserve sa légitimité militante face à une décision perçue comme une tentative de marginalisation.
Sonko devrait participer au Conseil des ministres du 19 novembre, selon des sources concordantes, laissant entrevoir une désescalade temporaire. Les deux leaders restent sous pression, entre slogans de campagne (« Sonko moy Diomaye, Diomaye moy Sonko ») et réalités de gouvernance divergentes.
Cette décision intrigante d’Ousmane Sonko soulève donc des questions sur l’avenir de la coalition, la répartition du pouvoir entre la présidence et le Premier ministre, et sur la stabilité du régime en pleine restructuration.
