Babacar Ba « Demander la délocalisation d’une manifestation moins de 24 h est une entrave au droit constitutionnel, voire même une tentative de sabotage administratif »
Dans un contexte de tension croissante autour du droit de réunion et de manifestation au Sénégal, Babacar Ba a vivement réagi à l’annonce faite par la préfecture de Dakar de réclamer la délocalisation d’un rassemblement prévu dans la capitale, à moins de 24 heures de son déroulement officiel. Selon lui, cette exigence tardive constitue non seulement un obstacle à l’exercice d’un droit fondamental mais aussi un acte d’« entrave » ou de « sabotage administratif », à l’égard des organisateurs et, par ricochet, des citoyens.
Babacar Ba argue que le droit de réunion est garanti par la Constitution sénégalaise et par les instruments internationaux auxquels le Sénégal a souscrit. Il rappelle que toute restriction à ce droit doit respecter des conditions strictes : légalité, nécessité, proportionnalité. Une demande de changement de lieu de rassemblement à la dernière minute, selon lui, ne respecte pas ces principes. Il estime que l’administration ne peut pas, sous couvert de motif logistique ou de « sécurité publique », imposer à la hâte une réorganisation de l’événement, privant ainsi les organisateurs de la stabilité nécessaire pour préparer, informer les participants, assurer la sécurité et le bon déroulement.
