
Le 10 novembre 2025, l’agence Moody’s a dégradé la note du Sénégal à Caa1 avec perspective négative, juste après le « Tera Meeting » du Premier ministre Ousmane Sonko. Cette décision intervient dans un contexte où Standard & Poor’s avait déjà abaissé la note de B‑ à CCC+, plaçant le pays sous surveillance « CreditWatch » négative.
Trajectoire d’endettement : Hausse des risques sur la dette publique (119 % du PIB en 2024) et des liquidités insuffisantes. Un consultant anonyme cité par Jeune Afrique affirme que « le bruit » et les déclarations de Sonko irritent les marchés, qui préfèrent la stabilité et la transparence.
Le Ministère des Financesprend acte, réaffirme la transparence budgétaire et la capacité à honorer ses engagements. Certains estiment que la dégradation reflète des problèmes structurels antérieurs, pas seulement les propos de Sonko tandis que d’autres soulignent que la transparence sur la dette cachée est positive, mais que le « bruit médiatique » amplifie la méfiance des investisseurs.
Marchés : Hausse du coût de l’emprunt, pression sur le Franc CFA et risque de restructuration de la dette.
Négociations FMI : En cours pour un nouveau programme, crucial pour restaurer la confiance.
Réformes structurelles : Consolidation budgétaire, mobilisation de ressources internes, et diversification économique nécessaires pour éviter une nouvelle dégradation.
La baisse de la note souveraine du Sénégal est le résultat d’une combinaison de facteurs : surendettement, besoins de financement élevés et déclarations controversées de Sonko, qui, selon certains analystes, ont amplifié l’inquiétude des marchés. Le gouvernement doit rassurer les investisseurs et accélérer les réformes pour redresser la situation.
