Le poste forestier de Tandjari, localité située dans la région de l’Est, « a été la cible d’une violente attaque terroriste » revendiquée par le Jnim, qui a multiplié les assauts meurtriers contre les soldats de la junte d’Ibrahim Traoré ces derniers jours.
Une quarantaine d’agents des eaux et forêts, des paramilitaires, ont été tués samedi 14 février 2026 au cours d’une attaque jihadiste visant un poste forestier dans l’est du Burkina Faso. L’attaque a été revendiquée lundi par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à Al-Qaïda, qui affirme avoir tué « 50 soldats burkinabè. »
Entre jeudi dernier et dimanche, le nord et l’est du Burkina Faso ont été la cible d’une série d’attaques qui ont fait au total plusieurs dizaines de morts. La plupart ont été revendiquées par le Jnim.
Les agents des eaux et forêts « sous le choc »
Samedi, le poste forestier de Tandjari, localité située dans la province du Gourma, « a été la cible d’une violente attaque terroriste qui a fait une quarantaine de morts », a déclaré à l’AFP une source sécuritaire de la région de l’Est. « Certains corps ont été ramenés à Fada N’Gourma pour être inhumés, mais d’autres n’ont pas pu l’être », a poursuivi cette source, évoquant « des restes calcinés ».
Confirmant l’attaque, une deuxième source sécuritaire a précisé que « des dizaines de corps » avaient été « retrouvés rassemblés dans les tranchées creusées autour du poste par les terroristes, qui les ont dépouillés de toutes leurs armes avant de se retirer avant le déploiement des renforts ».
Les gardes forestiers « sont sous le choc car c’est l’attaque la plus meurtrière qui touche singulièrement les agents des eaux et forêts », un corps paramilitaire « moins équipé » face aux groupes jihadistes, selon cette source.
Spirale de violences
Samedi, une autre attaque a visé Titao, chef-lieu de la province du Loroum et grande ville du nord-ouest du pays située entre Ouahigouya et Djibo, tuant une dizaine de civils, dont sept commerçants ghanéens. Le Jnim l’a également revendiquée.
L’armée burkinabè – qui ne communique que très rarement sur les attaques – a annoncé dimanche soir avoir repoussé une offensive jihadiste à Titao. Selon le porte-parole des Forces armées nationales, le lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, les assaillants – scindés en plusieurs groupes – ont attaqué le détachement militaire et la ville où ils ont incendié « les étals du marché » pour faire des « vidéos » de « propagande ».
D’autres attaques ont visé des postes militaires ces derniers jours, notamment à Naré (nord) dimanche. Selon des sources sécuritaires, cette attaque a été « de grande ampleur ». L’attaque d’un détachement militaire à Bilanga (est) et celles de deux avant-postes de l’armée à Ouahigouya (nord) jeudi dernier ont aussi été revendiquées par le Jnim. Le groupe jihadiste affirme avoir tué 10 soldats à Bilanga et 9 à Ouahigouya.
(Avec AFP)
