Dans la dynamique de la poursuite de la croissance de l’économie burkinabè, « la tendance du gouvernement dans le secteur minier est d’exploiter notre or nous-mêmes », a indiqué dimanche soir le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, au cours d’un entretien avec la presse nationale et internationale.
Le chef de l’État expliquait les actions en cours pour assurer la continuité de la croissance de l’économie nationale.
Il a rappelé que la règle avant son arrivée au pouvoir « était que lorsque quelqu’un obtenait un permis et exploitait une mine, 10 % revenait au gouvernement », un pourcentage dont l’État n’avait pas la possibilité de vérifier le respect, a-t-il relevé.
« Actuellement, nous sommes en train de prendre le contrôle pour nous assurer de ce qui sort de notre sous-sol et en prélever une part importante. Tout cela contribue à la croissance économique », a-t-il affirmé.
Pour s’assurer de l’impact de cette croissance sur le quotidien des Burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré a affirmé qu’au-delà des chiffres qui lui sont fournis par le ministre des Finances, il envoie « quelqu’un au marché pour demander le prix de la boîte de maïs ou de mil ».
« Si le coût a baissé, je sais qu’il y a un impact sur la population et c’est le plus important pour moi. Ce travail, nous le faisons constamment et les services de renseignement sont mis à contribution pour s’assurer que les chiffres macroéconomiques aient un impact sur les personnes vulnérables, surtout », a-t-il souligné.
