
À moins de deux mois du coup d’envoi de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025) prévue au Maroc, un vent de protestation souffle du côté des médias francophones africains. Regroupés en collectif, les patrons de la RTS (Sénégal), RTI et NCI (Côte d’Ivoire), CRTV (Cameroun), RTG (Guinée), ANAMA (Tchad), GGT (Gabon), RTB (Burkaya Faso), ORTM (Mali) et ORTN (Niger) ont adressé une lettre ouverte au président de la CAF, Patrice Motsepe.
Accès inégal aux droits de diffusion : Ils ne détiennent que 33 matchs sur les 52 du tournoi, tandis que les chaînes anglophones, lusophones et un opérateur international payant ont l’exclusivité de l’intégralité des rencontres. Ils dénoncent des conditions « discriminatoires » et réclament un accès complet à tous les matchs pour garantir que la compétition reste gratuite et accessible au plus grand nombre. « Mettre tout en œuvre pour que la CAN 2025 soit accessible à tous, sans distinction de zone linguistique », soulignent-ils, mettant en garde contre un traitement préférentiel d’un opérateur payant dominant en Afrique subsaharienne francophone.
Cette démarche intervient dans un contexte où la CAN 2025 est déjà en préparation au Maroc, avec un calendrier serré (21 décembre 2025 – 18 janvier 2026) et des enjeux de visibilité pour des médias nationaux qui peinent à équilibrer leurs budgets.
