ALERTE NATIONALE POUR DES REPONSES EXCEPTIONNELLES ET URGENTES, À 3 MOIS DE LA FIN DE L’ANNEE
A trois mois de la fin de l’année scolaire, l’institution éducative traverse une crise d’une gravité inquiétante. L’avenir de toute une génération et la stabilité de notre capital humain sont en jeu.
Cette situation exige *des réponses à la fois urgentes et exceptionnelles* :
o L’outil de travail de l’enseignant est menacé ;
o Les investissements des parents sur leurs enfants sont sérieusement compromis ;
o Les enfants livrés à eux-mêmes sont exposés à de graves dangers avec de forts risques d’abandons ;
o Le débat public est largement détourné vers des polémiques politiciennes ;
o L’instrument essentiel de construction d’un capital humain pour un développement durable est perturbé ;
o L’espoir placé dans l’école comme ascenseur social est en train de vaciller.
*Un Constat de désastre Pédagogique* .
La situation actuelle est marquée par une paralysie profonde du système :
Plus de 150 heures de cours perdues, créant un déficit horaire énorme sur les apprentissages.
Le boycott des évaluations et des cellules pédagogiques dégrade la qualité des performances scolaires et fragilise le suivi des apprentissages mais aussi la régulation pédagogique.
Les menaces et autres intimidations radicalisent les positions et compromettent les efforts de recherche de solution.
Les enfants de l’école publique paient le prix fort, creusant les inégalités face aux examens nationaux.
Le cycle “PLAN D’ACTION contre PONCTIONS DE SALAIRES” alimente une rancœur mutuelle et conduit à une impasse dangereuse.
*Une exigence de réponses pertinentes appropriées.*
La situation est une alerte nationale qui exige des réponses urgentes et exceptionnelles. La prégnance de la crise scolaire, dans un contexte de turbulence globale, invite à sanctuariser l’école en la préservant des jeux d’acteurs politiques. Il devient impératif que les acteurs assument leurs responsabilités en sortant des postures égoïstes et radicales.
Les réponses techniques fournies, avec la tenue de plusieurs comités sectoriels, ne semblent pas suffisantes pour adresser la complexité de la situation. Il urge de les renforcer par des réponses politiques avec l’implication des plus hautes autorités de l’État.
*1.* *Le Premier Ministre* est convié à conduire personnellement le dispositif de monitoring et de dialogue, en tant que garant du fonctionnement des services essentiels, au premier rang desquels l’éducation.
*2.* *Le Chef de l’Etat* est sollicité à échanger directement avec la communauté éducative afin d’apaiser les tensions, de rassurer les acteurs et d’impulser une nouvelle dynamique.
*3.* *Un accord minimal et immédiat* doit être acté pour recréer la confiance et garantir le retour au fonctionnement normal de l’institution scolaire (situation des non-fonctionnaires, lenteurs administratives, …).
*4.* *Une résolution ferme* doit être prise pour mettre à profit les grandes vacances en vue de renforcer le cadre de dialogue et de soutenir un dispositif inclusif de refondation de l’école permettant d’aborder collectivement les vraies questions à enjeux (effectivité du droit à l’éducation ; amélioration de l’environnement scolaire ; sécurité des enfants et jeunes ; résilience et modernisation du système ; pertinence des curricula, …).
*Un Appel à la Responsabilité Collective* .
Le bras de fer permanent ne saurait être une réponse pragmatique et porteuse. L’avenir de l’école ne peut plus être pris en otage. Chaque jour de silence ou d’inaction supplémentaire fragilise l’avenir des enfants et hypothèque le développement durable de la Nation. Le temps est au courage réfléchi, à la responsabilité collective et à la mobilisation générale pour sauver l’école.
L’école, Notre parti : la COSYDEP se mobilise et mobilise*
