Détention présumée d’une liste d’homosexuels : Mame Mactar Gueye convoqué à la brigade de recherches de Keur Massar
L’activiste religieux et vice-président de l’organisation islamique Jamra, Mame Mactar Gueye, est attendu demain à la brigade de recherches de Keur Massar où il devra répondre à une convocation des autorités judiciaires. Cette audition intervient dans un contexte marqué par une vive polémique autour de la supposée détention d’une liste de personnes présumées homosexuelles.
Selon plusieurs sources concordantes, cette convocation ferait suite à des déclarations publiques attribuées à Mame Mactar Gueye, au cours desquelles il aurait affirmé détenir des informations sur des individus qu’il présente comme appartenant à des réseaux homosexuels. Des propos qui ont suscité de nombreuses réactions, notamment de la part d’acteurs de la société civile et de défenseurs des droits humains, qui dénoncent un risque de stigmatisation et d’atteinte à la vie privée.
Les autorités judiciaires cherchent ainsi à faire la lumière sur l’existence réelle de cette liste et sur les conditions dans lesquelles ces informations auraient été obtenues et diffusées. L’audition prévue à la brigade de recherches de Keur Massar devrait permettre d’entendre l’activiste sur l’origine de ces allégations et sur les éléments en sa possession.
Du côté de Jamra, aucune déclaration officielle n’a encore été faite concernant cette convocation. Toutefois, des proches de l’organisation évoquent une démarche judiciaire normale à laquelle Mame Mactar Gueye entend répondre dans le respect des institutions.
Cette affaire intervient dans un climat déjà sensible autour des questions liées à l’homosexualité au Sénégal, un sujet qui continue de susciter de vifs débats au sein de l’opinion publique. Les prochains développements de cette procédure pourraient apporter davantage d’éclaircissements sur les accusations évoquées ces derniers jours.
En attendant, l’audition de Mame Mactar Gueye à Keur Massar est suivie de près par de nombreux observateurs, tant au niveau de la société civile que du paysage médiatique
