
Le 8 novembre 2025, Ousmane Sonko a annoncé la création d’une nouvelle coalition élargie autour de Pastef, destinée à remplacer la coalition « Diomaye Président ». Il a proposé Aïssatou Mbodj pour la diriger, mais le président Bassirou Diomaye Faye a réagi en nommant Aminata Touré à la tête de cette même coalition, plongeant le duo historique dans une crise ouverte.
Sonko accuse Diomaye de marginaliser le Premier ministre et de recycler des figures de l’ancien régime. Devant les cadres du Pastef, Sonko a affirmé que le Sénégal souffre d’un « problème d’autorité » et a lancé un ultimatum : « Qu’il règle ça ou qu’il me laisse faire. »Ngagne Demba Touré, proche de Sonko, a réaffirmé que le Premier ministre ne démissionnera pas et que ses engagements envers les Sénégalais restent prioritaires. Les deux leaders ont des visions divergentes sur la gestion du pouvoir, la succession pour 2029 et l’orientation du parti.
Un « protocole du Cap Manuel » aurait fixé un partage de pouvoir entre Sonko et Diomaye, mais cet accord semble rompu.Une réunion entre les deux hommes et les cadres du parti a tenté d’apaiser les tensions, sans succès durable.
Ils dénoncent une trahison des idéaux et appellent à une réconciliation urgente.Certains évoquent une rupture consommée, d’autres une crise passagère liée aux ambitions pour 2029.
Les divergences entre Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye ont atteint un point critique. Sonko a pris une position ferme devant les cadres de Pastef, exigeant que le président assume ou le laisse agir, tandis que Diomaye tente de reprendre le contrôle de la coalition. La situation reste volatile et pourrait redéfinir l’avenir du parti et du gouvernement.
