L’étau se resserre de plus en plus sur le polisario, qui ne peut plus ignorer l’exigence américaine de respecter le cessez-le-feu. Le Front séparatiste avait annoncé en 2020 la rupture unilatérale de l’accord signé en 1991, mettant fin à près de 30 ans de trêve.
Les derniers pourparlers, tenus à Washington les 23 et 24 février, ont marqué une étape importante dans la gestion du conflit autour du Sahara marocain. Les États-Unis se sont directement impliqués, avec le soutien des Nations unies, pour relancer le processus politique et définir les priorités pour la prochaine phase.
Des sources onusiennes bien informées ont confié à Hespress que ce round de négociations, qui s’est déroulé en présence de l’envoyé personnel du secrétaire général, Staffan de Mistura, et de hauts responsables américains, a accordé une attention particulière à la situation sur le terrain et aux moyens de rétablir le calme, condition sine qua non à tout progrès entre les parties au conflit.
Selon ces mêmes sources, les États-Unis ont insisté lors des réunions sur la nécessité pour le Front polisario de respecter l’accord de cessez-le-feu comme première mesure, afin de témoigner de sa bonne volonté et de s’engager dans de véritables négociations sans conditions préalables. Ils ont souligné que tout processus politique sérieux repose d’abord sur la stabilité sur le terrain.
Elles précisent également que cette demande américaine vise à alléger la pression croissante qui pèse sur la MINURSO, dans le contexte des tensions nées après l’annonce, en novembre 2020, par le polisario de sa dénonciation unilatérale du cessez-le-feu, et des complications qui en ont découlé, affectant l’environnement de travail de la mission onusienne.
Washington cherche, à travers cette approche, à imposer un nouveau rythme, fondé sur la consolidation du cessez-le-feu comme priorité absolue, afin d’instaurer la confiance et de garantir la poursuite des efforts de l’ONU pour maintenir la stabilité régionale.
