Dossier Sonko-Mame Mbaye Niang : Thierno Alassane Sall accuse le pouvoir de vouloir faire plier la Cour suprême
La controverse autour du dossier judiciaire d’Ousmane Sonko refait surface, ravivée par une déclaration relayée par SenePlus, citant un avocat de l’actuel Premier ministre :
« Quand Monsieur Ousmane Sonko s’est retrouvé Premier ministre, le rapport dont on disait qu’il n’existait pas a été porté à sa connaissance. »
Pour Thierno Alassane Sall, cette affirmation soulève de lourdes interrogations et confirme, selon lui, les failles de la défense de l’opposant devenu chef du gouvernement. En termes simples, estime-t-il, Ousmane Sonko n’a jamais été en mesure d’étayer ses accusations dans les délais légaux impartis, ni d’en fournir les preuves devant les juridictions compétentes. Cette carence expliquerait, toujours selon l’ancien ministre, la condamnation prononcée contre lui, une décision validée à tous les niveaux de la chaîne judiciaire.
Thierno Alassane Sall rappelle que lors des différentes procédures, Ousmane Sonko et ses avocats ont disposé de toutes les opportunités nécessaires pour soutenir leurs allégations. En l’absence d’éléments probants, la justice a tranché, rendant une condamnation qu’il juge à la fois justifiée et légitime.
Mais la situation prend aujourd’hui une nouvelle tournure. L’opposant dénonce ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice depuis l’accession d’Ousmane Sonko à la Primature. Selon lui, le ministre de la Justice agirait désormais sous les ordres du Premier ministre, dans une tentative de pousser la Cour suprême à revenir sur ses propres décisions.
« La Cour suprême est sommée de se renier », affirme-t-il en substance, évoquant une pression politique incompatible avec les principes de l’État de droit. Pour Thierno Alassane Sall, l’enjeu dépasse le seul cas Sonko : il s’agit de savoir si les accusations portées par le Premier ministre contre les magistrats étaient fondées ou si la haute juridiction saura préserver ce qu’il reste, selon ses termes, de l’apparence d’une justice indépendante.
