La police de Douala a déployé des unités anti-émeutes contre des groupes de personnes qui tentaient de résister face aux tirs de gaz lacrymogène. Certains brandissaient des banderoles ou des pancartes portant la mention « le peuple est souverain ». Des sons de sirènes retentissaient au milieu de scènes de chaos. De grosses fumées noires s’élevaient au-dessus du poumon économique du Cameroun ce dimanche.
Dans la capitale Yaoundé, la présence policière a été renforcée sur les principaux carrefours mais l’appel à marcher pacifiquement n’a pas été suivi, selon la correspondante de DW Afrique.
Ces manifestations interviennent avant la publication prévue ce lundi (27.10.) des résultats officiels du scrutin présidentiel, par le Conseil constitutionnel.
Issa Tchiroma Bakary appelle à la mobilisation
Issa Tchiroma Bakary qui assure avoir remporté la présidentielle contre le président sortant Paul Biya avait appelé ses partisans à poursuivre les mobilisations de rue lors de marches pacifiques ce dimanche (26.10.2025) à travers le pays. Le gouvernement camerounais a interdit cette mobilisation comme les précédentes.
Des opposants arrêtés
Deux figures de l’opposition camerounaise, soutiens de l’opposant Issa Tchiroma Bakary, ont été arrêtées vendredi, d’après leurs partis.
Djeukam Tchameni, président du Mouvement pour la démocratie et l’interdépendance au Cameroun (MDI) et Anicet Ekane, président du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance du Cameroun (Manidem) ont été interpellés à leurs domiciles de Douala, selon l’Union pour le changement 2025, une coalition de partis qui avait désigné Issa Tchiroma Bakary comme candidat consensuel de l’opposition pour la présidentielle d’octobre.
