La Cour suprême des États-Unis a accepté d’examiner la légalité du décret signé par Donald Trump visant à restreindre l’accès à la citoyenneté par droit du sol. Un texte explosif qui interdit l’octroi automatique de la nationalité aux enfants nés de parents en situation irrégulière.
Selon Politico, les audiences sur le fond devraient s’ouvrir en avril 2026, pour un verdict attendu avant fin juin.
La bataille juridique est déjà intense : une cour d’appel de San Francisco avait déclaré la mesure inconstitutionnelle, après plusieurs suspensions prononcées par les juridictions de première instance. Mais la Cour suprême, qui a déjà limité ce droit en juin dernier, pourrait renverser la jurisprudence vieille de plus de 150 ans, héritée de l’ère post–guerre de Sécession.
Cette réforme, présentée par Trump comme une « restauration du sens de la citoyenneté américaine », divise profondément l’Amérique et pourrait redessiner le paysage migratoire du pays.
Autre front diplomatique : la querelle ouverte entre Washington et Pretoria. L’administration Trump s’oppose à la participation de l’Afrique du Sud au G20, se basant sur des accusations controversées de « génocide des fermiers blancs ».
Une offensive que les autres membres du G20 rejettent en bloc. Selon Jeune Afrique, seuls les États-Unis et l’Argentine soutiennent cette exclusion.
Diplomates français, allemands et européens dénoncent unanimement des accusations « infondées » et réaffirment l’importance d’une présence africaine au sein du groupe.
Face à l’absence d’invitation aux réunions préparatoires de décembre, Pretoria a décidé de suspendre temporairement sa participation. L’Afrique du Sud ne reviendra pleinement au G20 qu’en 2026, lorsque la présidence passera des États-Unis au Royaume-Uni.
Sur le terrain africain, Washington déploie une autre stratégie : celle du partenariat direct.
Le Kenya et les États-Unis ont signé un accord-cadre prévoyant 1,6 milliard USD d’aide sur cinq ans, destinée à moderniser le système de santé kényan.
La nouveauté majeure : la fin du financement via les ONG, remplacé par un soutien direct aux institutions publiques. Une démarche saluée par le président William Ruto, qui y voit une « nouvelle dynamique » pour son programme de couverture santé universelle.
Le Kenya s’engage parallèlement à augmenter de 850 millions USD ses propres dépenses de santé.
La nouvelle Stratégie de sécurité nationale américaine l’affirme : Washington veut réorienter son engagement africain autour du commerce et des investissements.
Priorités annoncées :
- énergie nucléaire,
- gaz et GNL,
- minerais critiques.
Une approche clairement tournée vers les intérêts économiques américains, notamment dans la compétition mondiale autour des ressources stratégiques.
Enfin, sur le volet migratoire, la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem a annoncé que plus de 30 nationalités pourraient être interdites d’entrée aux États-Unis.
La liste devrait passer de 19 à 32 pays concernés, selon les médias américains.
Une mesure qui s’inscrirait dans le durcissement migratoire voulu par Donald Trump et qui pourrait toucher plusieurs États africains.
