Au Gabon, la suspension par les autorités des réseaux sociaux jusqu’à nouvel ordre passe mal. La mesure est jugée répressive par l’opposition.
Pour l’ancien premier ministre gabonais Alain-Claude Bilie-By-Nze la suspension constitue une violation de la constitution.
« C’est une décision complètement incompréhensible parce qu’elle viole la Constitution, elle viole les droits des citoyens, elle viole la liberté d’expression et elle ne repose sur rien cette décision. La HAC [Haute autorité de la communication] n’a pas du tout autorité à prendre une telle décision, c’est disproportionné, c’est un abus que nous condamnons totalement. » a-t-il déclaré.
NetBlocks, un observatoire de la connectivité a confirmé mercredi, des restrictions touchant plusieurs plateformes en ligne au Gabon. Privés de leurs outils de travail et donc de leur source de revenus, les créateurs de contenus son amers.
« C’est la conséquence directe déjà premièrement en tant que créateur que l’on voit, puisque, on peut plus rentabiliser sur… Déjà qu’au Gabon, on a du mal avec la monétisation des réseaux, donc c’est des contrats qui nous permettent d’exister. Là, très clairement, on ne peut plus répondre favorablement à nos partenaires, d’autant plus qu’on a des partenaires qui sont à l’extérieur, ce qui est le cas pour moi par exemple. Donc je ne peux même plus travailler et respecter ce qui a été décidé avec eux. », explique Mister Wils, créateur de contenus.
Face à la donne, l’opposition a appelé les groupes civils « et tous les Gabonais attachés à la liberté à se mobiliser et à bloquer ce qu’elle appelle un’’ excès destructeur de liberté.’’
