L’institution a salué la mobilisation des citoyens bissau-guinéens lors des élections présidentielle et législative du 23 novembre, avant de condamner « avec la plus grande fermeté » l’interruption illégale du processus électoral. Elle rejette tout arrangement qui pourrait dénaturer l’expression du suffrage populaire et appelle les militaires à assumer leur responsabilité dans la protection des vies, des biens et de la sécurité des détenus.
La CEDEAO réclame la libération immédiate de toutes les personnalités arrêtées, notamment le président Umaro Sissoco Embaló, les responsables sécuritaires ainsi que les membres des organes électoraux. En s’appuyant sur son Protocole de 2001 relatif à la démocratie et à la bonne gouvernance, l’organisation a annoncé la suspension de la Guinée-Bissau de tous ses organes décisionnels jusqu’au rétablissement d’un ordre constitutionnel.
Le MSC a également instruit la Mission d’appui à la stabilisation de la CEDEAO en Guinée-Bissau (ESSMGB) de renforcer la protection des institutions nationales et rappelé aux forces armées leur devoir de regagner leurs casernes. L’organisation affirme rester mobilisée et prête à appliquer toutes les mesures prévues par ses textes, y compris des sanctions contre les auteurs du putsch.
