La sortie officielle du film documentaire « Craquements du silence », un témoignage sur l’endométriose en République démocratique du Congo (RDC), a eu lieu lundi à Kinshasa, au centre Wallonie Bruxelles, a constaté l’ACP, lors d’un entretien mardi avec son réalisateur. « C’est aujourd’hui que sort officiellement le film documentaire +Craquements du silence+, un témoignage sur l’endométriose en RDC réalisé par la Fondation DAEMMI Berline(FODAB). L’objectif consiste à sensibiliser le grand public à l’existence de la maladie, de renforcer les capacités des médecins, afin de bien poser le diagnostic et d’attirer l’attention des décideurs sur la facilité de la prise en charge », a déclaré le docteur Emmanuel Nzau, gynécologue obstétricien et réalisateur de ce film documentaire. Le contenu de ce documentaire exprime les cris des femmes touchées par l’endométriose, souffrant en silence.
Il montre les difficultés que rencontrent ces femmes, notamment la perception culturelle d’accepter que les règles sont toujours douloureuses et qu’elles doivent supporter, le diagnostic tardif, le manque des moyens pour la prise en charge, le divorce à cause de l’infertilité, un déséquilibre émotionnel etc.
Selon le docteur Nzau qui est professeur dans la faculté de médecine de l’Université de Kinshasa, les parents doivent écouter leurs filles car des fortes douleurs qui dérangent pendant la menstruation, qui s’aggravent avec le temps empêchant de vaquer à ses occupations, les douleurs pendant les selles en période des règles, font penser à l’endométriose, qui est une maladie chronique et inflammatoire, pouvant se développer partout dans le corps humain mais le plus souvent c’est à l’intérieur du ventre(l’utérus, les ovaires…)etc. Elle constitue une des causes de l’infertilité féminine, elle peut être soignée, tout en calmant les adhérences.
À cette occasion, un plaidoyer a été lancé à l’Etat congolais, afin d’intensifier la sensibilisation, de former les prestataires pour la bonne prise en charge de l’endométriose en RDC. « Cette maladie est réelle, l’Etat doit la reconnaître comme un problème de santé publique prioritaire. Le gouvernement peut intervenir pour alléger la souffrance de ces femmes, en envisageant, notamment un programme de soutien surtout à l’heure actuelle de la Couverture santé universelle. Le challenge est que ce documentaire passe dans des médias congolais », a-t-il ajouté.
La FODAB a été créée depuis plus de cinq ans. Parmi ses priorités, il y a, notamment l’amélioration de la prise en charge de l’endométriose, parce que c’est une maladie qui dérange beaucoup de femmes dans le monde particulièrement en RDC. Elle œuvre dans le développement de l’endoscopie au pays, l’administration de tout type de soins et dans la sensibilisation, un cadre de ce documentaire pour exprimer les cris de ces femmes qui souffrent en silence.
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