La Confédération des États du Sahel (AES) a dénoncé ce 8 janvier l’intervention militaire des États-Unis sur le sol vénézuélien, qui s’est traduite par la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse.
Dans un communiqué, l’organisation, regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, affirme qu’elle suit avec « vive préoccupation » les informations relatives à cette opération, qualifiée d’« emploi de la force armée » contre un État souverain. Dans son texte, l’AES estime que l’usage de la force sans mandat international constitue « une ingérence inacceptable » et viole les principes de souveraineté, d’intégrité territoriale et d’indépendance politique, tels que consacrés par la Charte des Nations unies.
La Confédération appelle le Conseil de sécurité de l’ONU à condamner l’action américaine et à œuvrer au rétablissement de la légalité internationale. Elle réaffirme également son attachement au multilatéralisme, à l’égalité souveraine des États et exprime sa solidarité au peuple vénézuélien, dont, selon elle, la souveraineté a été « bafouée ».
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de réactions internationales contrastées après l’attaque et la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines début janvier. L’événement a suscité des critiques auprès de plusieurs États pour ce qu’ils considèrent comme une violation du droit international.
