La Maison des Nations Unies : un contrat renégocié au profit du Sénégal
Le gouvernement sénégalais a annoncé, ce jeudi, la renégociation de la convention liant le Sénégal au système des Nations Unies pour la Maison des Nations Unies, un immeuble de 82 000 m² érigé à Dakar pour plus de 200 milliards de francs CFA. Jusqu’à présent, l’État sénégalais supportait seul les coûts de location des agences onusiennes, soit environ 4 milliards de francs CFA par an, sans contrepartie.
Les nouvelles autorités ont décidé de mettre fin à cet arrangement et ont entamé une renégociation en profondeur de la convention. Le bâtiment sera désormais partagé à parts égales entre le système onusien et l’État sénégalais. Le système onusien conservera la moitié des espaces, tandis que l’État sénégalais récupérera l’autre moitié pour ses propres besoins administratifs.
Cette redistribution produit un effet immédiat sur les finances publiques, avec les 4 milliards de francs CFA de charges locatives annuelles qui disparaissent du budget de l’État. De plus, le système onusien s’est engagé à verser une contribution forfaitaire de 500 000 dollars par an (environ 350 millions de francs CFA) pour l’utilisation des espaces commerciaux du bâtiment.
La charge d’entretien des équipements lourds et de leur renouvellement, qui était assumée par l’État, sera désormais supportée par le système des Nations Unies, soit un coût annuel estimé à 2 milliards de francs CFA. En cumulant économies locatives, contribution onusienne et transfert des charges d’entretien, le gain annuel net pour le Sénégal dépasse les 6 milliards de francs CFA.
Cette renégociation est un exemple de la volonté du gouvernement sénégalais de rééquilibrer les contrats qui ne sont pas en faveur de l’intérêt national et de mieux gérer le patrimoine immobilier de l’État.
