
La crise qui secoue le parti Pastef au Sénégal a désormais des répercussions jusque dans sa branche française. Lors de l’assemblée générale de Pastef-France le 24 novembre 2025, les membres ont étalé leurs divergences, révélant une fracture interne alimentée par les frictions entre Ousmane Sonko (Premier ministre) et le président Bassirou Diomaye Faye.
Divisions au sein de l’AG : Sur 52 membres, 39 étaient présents. L’assemblée a dénoncé une réunion du bureau national tenue deux jours plus tôt (22 novembre) sans communication officielle, créant un sentiment d’exclusion. La coordinatrice adjointe Seynabou Beye a accusé certaines sections de mener des « opérations clandestines » et les a qualifiées de « seytané ak nafex », déclenchant une vive polémique. Alioune Sall (coordinateur de Pastef-France) a insisté pour que le parti ne subisse aucun « diktat » et a appelé à la discipline interne. Cette crise en France fait écho aux tensions entre Sonko et Diomaye, notamment après les déclarations de Sonko exigeant que le président « prenne ses responsabilités » sous peine de le laisser agir.
Les observateurs notent que la fracture à l’international reflète les luttes de pouvoir au sommet de l’État sénégalais. La gestion de la coalition « Diomaye Président » et les désaccords sur l’autorité du président versus le leadership de Sonko au sein de Pastef créent des clivages qui traversent les frontières.
Pastef-France est secoué par les mêmes querelles que celles qui opposent Sonko et Diomaye à Dakar, avec des accusations de manœuvres occultes et un appel à la cohésion. La situation reste tendue et pourrait impacter la stratégie du parti à l’étranger.
