
En marge de la COP 30 à Belém (Brésil), le ministre sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Abdourahmane Diouf, a signé un accord stratégique avec l’Agence Française de Développement (AFD). Le 15 novembre 2025, une délégation de l’AFD conduite par M. Rémy Riou s’est rendue à la table des négociations, permettant au Sénégal de consolider son partenariat bilatéral et de sécuriser des financements climatiques cruciaux.
L’AFD s’engage à mobiliser des subventions et des prêts concessionnels pour soutenir les projets d’adaptation aux changements climatiques et de résilience des populations vulnérables. L’objectif c’est d’amplifier les investissements dans les infrastructures vertes, renforcer la capacité d’adaptation du pays face aux pertes et dommages climatiques, et positionner le Sénégal comme leader africain de la lutte climatique. Cette rencontre intervient après une période de baisse de l’aide publique au développement, poussant le ministre à multiplier les partenariats innovants.
Dr Abdourahmane Diouf présente l’accord comme un « joli coup diplomatique et financier », soulignant que le Sénégal se place ainsi au cœur de la coopération internationale sur le climat. Des Médias locaux (Senenews) relèvent l’importance de cette signature pour le renforcement de la politique environnementale nationale et l’attraction de ressources durables.
Bien que cet accord soit salué, le ministre fait face à des critiques internes. Des députés de Pastef l’ont récemment attaqué à l’Assemblée, l’accusant de semer la discorde entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko. Ces tensions politiques n’ont cependant pas entamé la portée de l’accord avec l’AFD, qui reste perçu comme un succès diplomatique pour Abdourahmane Diouf.
En bref, ce « joli coup » illustre la stratégie du Sénégal de diversifier ses sources de financement climatique tout en naviguant dans un contexte politique tendu.
