Le Kenya a obtenu un accès en franchise de droits pour la quasi-totalité de ses exportations vers la Chine dans le cadre d’un accord préliminaire, a déclaré jeudi son ministre du Commerce, alors que Nairobi cherche à compenser l’impact de la hausse des droits de douane américains.
Cet accord permettra à 98,2 % des marchandises kenyanes d’entrer en Chine sans droits d’importation, éliminant notamment les droits de douane sur ses exportations agricoles essentielles, a déclaré M. Kinyanjui.
L’accord doit encore être ratifié par le Parlement, a indiqué son bureau à l’AFP.
De nombreux pays africains se tournent de plus en plus vers la Chine et d’autres partenaires commerciaux depuis que le président américain Donald Trump a augmenté les droits de douane sur les produits importés du monde entier l’année dernière.
L’administration Trump a imposé au Kenya la plus faible augmentation tarifaire, soit 10 %, mais le pays a également été touché par l’expiration, en septembre, de l’African and Opportunity Act (AGOA), un accord de longue date qui accordait un accès en franchise de droits au marché américain pour les voitures, les vêtements et d’autres articles provenant de 32 pays africains.
L’année dernière, le sénateur américain James Risch a demandé l’ouverture d’une enquête sur les relations commerciales entre le Kenya et Pékin, qui a investi massivement dans les infrastructures du pays.
« Nous ne voyons aucune contradiction entre la conclusion d’un accord d’accès au marché avec la Chine d’une part, et notre forte pression en faveur de la reconduction de l’AGOA d’autre part », a déclaré Sing’oei sur X.
Mardi, le président républicain de la commission des voies et moyens, Jason Smith, a appelé à la finalisation urgente de l’accord AGOA, avertissant que Pékin avait réalisé d’énormes investissements pour « monopoliser » le marché.
