Elu le 25 octobre dernier, le Président de la République, Alassane Ouattara, prend officiellement fonction, ce lundi 8 décembre 2025. La cérémonie de prestation de serment a lieu à 11 heures, au Palais de la Présidence, au Plateau, à Abidjan. Cette autre étape de la pratique démocratique est un rendez-vous important dans une République.Quel en est le sens ? Comment la prestation est-elle structurée ?
Quelle est la visibilité qui s’ouvre désormais à la Côte d’Ivoire ?Le Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, est sur les bords de la lagune Ébrié. Son Premier ministre était en terre ivoirienne, il y a quelques mois. Les liens entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal sont plus que jamais au beau fixe. Au-delà, il faut se rappeler que, sélectivement, les opposants ivoiriens avaient cité le Sénégal comme exemple de démocratie.Seulement qu’ils n’ont pas tiré toutes les leçons de la présidentielle dans ce pays.
Le candidat inéligible, Ousmane Sonko, avait fait preuve de grandeur d’esprit. Passant à un plan B, il s’est effacé pour le compte de Bassirou Diomaye Faye. Et ce dernier a été élu. Ici, ceux qui montraient le Sénégal comme modèle et qui n’étaient pas légalement éligibles ont pourtant refusé de proposer d’autres candidats.La présence du Président sénégalais à la cérémonie solennelle de prestation de serment du Président de la République est tout un symbole.
Celui de la reconnaissance d’un système électoral transparent et crédible, mais surtout de la fraternité qui lie les deux premières économies de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).Le Président de la République, Alassane Ouattara, commence, ce lundi 8 décembre 2025, un nouveau mandat. Il convient de rappeler que dès son premier mandat, le Chef de l’État avait rétabli le calendrier constitutionnel au sommet de l’Etat.Puisqu’il a pris fonction en avril 2011, beaucoup s’attendaient à ce que la présidentielle de 2015 ait lieu en 2016, pour boucler les cinq années constitutionnelles.
Alassane Ouattara, en bon républicain, a remis les pendules à l’heure.L’élection présidentielle s’est tenue en 2015. Acceptant de perdre plusieurs mois, au profit d’une régularité constitutionnelle. Ce que fait d’ailleurs aujourd’hui la Commission électorale indépendante (Cei), en organisant les législatives, le 27 décembre 2025. Passons.D’une manière générale, l’investiture a une forte valeur symbolique, institutionnelle et juridique. Voici son sens principal : d’abord, la légitimation du pouvoir. L’investiture consacre la volonté du peuple exprimée lors de l’élection.
Elle affirme que le président entre en fonction en toute légitimité démocratique. Ensuite, la deuxième valeur tient de la transmission ou continuité du pouvoir. C’est le moment où le président sortant transmet officiellement le pouvoir au président entrant (quand il y a changement). Cela garantit la continuité de l’État et la stabilité institutionnelle. Enfin, une prestation de serment est synonyme d’une entrée en fonction juridique.À partir de l’investiture, le président commence officiellement son mandat.
Ainsi, il peut exercer toutes ses prérogatives constitutionnelles, devenant le Chef de l’État reconnu par les institutions. Il est, de ce fait, le président de toute la population et non des électeurs qui ont voté pour lui.Comment se déroule alors cette cérémonie ? Il faut dire qu’elle réunit les institutions (justice, Parlement, armée, corps diplomatique, etc.).
Elle rappelle que le président représente toute la nation, indépendamment des choix politiques de chacun. Les rituels (serment, discours, symboles nationaux, hymne, drapeau…) servent à rappeler la Constitution, les devoirs du président et ses engagements envers le peuple et l’Etat. Ainsi, le président du Conseil constitutionnel lit la décision validant l’élection, confirme que le président élu peut prêter serment.C’est un acte juridique indispensable.
C’est même l’acte central de l’investiture. Le président élu prononce le serment constitutionnel, généralement formulé ainsi : « Devant le peuple souverain de Côte d’Ivoire, je jure solennellement d’observer et de faire observer la Constitution, les lois de la République, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans le strict respect de ses obligations… »À partir du serment, il devient le président en fonction. Après le serment, il reçoit le Grand collier de l’Ordre national (la plus haute distinction du pays), parfois d’autres symboles comme l’écharpe présidentielle.
Cette étape marque symboliquement l’exercice du pouvoir d’État.Le président peut alors prononcer un discours officiel sur les grands axes de son mandat, l’unité nationale et remercier la population. Suivent les honneurs militaires marquant sa reconnaissance comme chef suprême des armées.L’investiture est une cérémonie juridique (serment, validation par le Conseil constitutionnel), institutionnelle (prise effective du pouvoir), symbolique (attributs, honneurs) et politique (discours et engagements).La cérémonie de ce matin est aussi un rendez-vous avec une vitesse supérieure du développement.
En moins de 15 années, Le Président Ouattara a réussi à créer les conditions d’un climat de sérénité et de paix, propice à tout développement. Première puissance économique de la sous-région ouest-africaine, la Côte d’Ivoire, avec un budget de 17 350,2 milliards de FCfa, en 2026, a fait un retour en force sur les marchés obligataires mondiaux.Le pays bénéficie de la meilleure note d’Afrique de l’Ouest en matière de dette. Ce qui lui vaut l’estime des investisseurs internationaux.
Conséquence, depuis 2010, les investissements directs étrangers ont été multipliés par plus de cinq. Bien évidemment, les réalisations socio-économiques ont suivi.Prenons juste quelques exemples sociaux. Aujourd’hui, 80% de la population se trouve à moins de 5 Kilomètres d’un centre de santé, contre 30% en 2011.
Les habitants de la Côte d’Ivoire, détenteurs de la carte de la Couverture maladie universelle (Cmu), peuvent se faire soigner et régler les frais de pharmacie à hauteur de 30%. Les travailleurs indépendants peuvent dormir tranquilles.Un régime social spécial leur permet d’être pris en compte, en cas d’incapacité à travailler.
Mieux, ces derniers peuvent prétendre à la retraite. Les transferts directs aussi bien auprès des femmes avec le Fafci de la Première dame que les filets sociaux favorisent une bataille bien rangée et réussie contre la pauvreté.Celui qui va prendre solennellement les rênes du pouvoir aujourd’hui est sur le point de donner le meilleur de lui-même, avec sa vision d’une grande Côte d’Ivoire, nourrie d’une expérience approuvée et du sens de la rigueur et de la responsabilité.
