Portrait : Idrissa Gana Gueye, l’horloger du milieu sénégalais
À 36 ans, Idrissa Gana Gueye ne court pas après le temps : il le maîtrise. Au cœur du milieu de terrain sénégalais, le vétéran incarne la mémoire, la stabilité et l’exigence d’une sélection qui rêve d’une deuxième étoile continentale au Maroc. Recordman de sélections avec désormais 131 capes, Gana est bien plus qu’un simple cadre : il est la boussole des Lions.
Capitaine sans brassard, leader par l’exemple, il traverse les générations avec la même rigueur. Face à l’Égypte, ce mercredi 14 janvier à Tanger en demi-finale de la CAN 2025, le Sénégal pourra encore compter sur celui qui reste l’un des premiers noms couchés par Pape Thiaw sur sa feuille de match. Parce que Gana, c’est la garantie d’un tempo juste, d’un pressing propre et d’un sang-froid constant.
Les chiffres, parfois froids, racontent ici une histoire d’exception. Cinq matchs disputés en intégralité, 450 minutes au compteur, aucun carton jaune, et une présence de tous les instants dans cette CAN 2025. Seul joueur de champ, avec Krépin Diatta, à n’avoir jamais quitté la pelouse. Et déjà six Coupes d’Afrique des nations à son actif : une longévité rare à ce niveau, à l’approche de ses 37 ans.
Sur le terrain, Idrissa Gueye impressionne par sa régularité physique, son intelligence de jeu et sa capacité à apaiser les moments de tension. Il coupe les lignes, anticipe les trajectoires et sécurise ses partenaires, tout en guidant les plus jeunes dans l’ombre. Maillon fiable d’un collectif ambitieux, il symbolise cette équipe sénégalaise sûre de sa force.
Il ne manque peut-être qu’un but pour parachever un tournoi déjà presque parfait. Mais même sans statistique offensive, Gana demeure l’homme du temps juste, celui qui fait battre le cœur du jeu sénégalais. À la CAN 2025, il rappelle qu’au sommet du football africain, l’expérience reste une arme redoutable.
