Les forces armées congolaises et des milices fidèles à Kinshasa ont lancé plusieurs attaques contre les rebelles de l’AFC/M23, ce mercredi, avec l’appui de drones. Des frappes ont notamment été menées à proximité de la mine de Rubaya, l’un des principaux gisements de coltan au monde.
Ces milices se sont, selon les mêmes sources, notamment emparées de la localité de Kazinga, située à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Rubaya, où se trouve le complexe minier qui produit entre 15 et 30% du coltan mondial, minerai stratégique pour l’industrie électronique.
Frappe de drones près de Rubaya
La veille, des combattants du M23 avaient déjà été touchés par une frappe de drone à proximité de la cité minière de Rubaya, a déclaré un responsable du groupe armé dans la localité et des sources sécuritaires. Le site minier de Rubaya s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres et est passé en avril 2024 sous le contrôle du M23, qui en tire d’importants revenus grâce à une taxe prélevée sur la production et le commerce des minerais, selon des experts de l’ONU.
« Au centre de Rubaya, c’est la psychose, je suis allé voir l’endroit où le drone a bombardé, mais on nous a refusé l’accès », a déclaré mardi à l’AFP un habitant sous couvert de l’anonymat. L’AFP n’a pas été en mesure de confirmer le bilan de cette frappe avec des sources indépendantes, dans une zone où l’administration et les organisations de la société civile ont fui l’avancée du M23, et où le réseau téléphonique est coupé depuis l’attaque de mardi.
Des combats ont également été signalés mercredi dans les territoires de Fizi et de Kalehe, situés dans la province du Sud-Kivu, par des sources locales.
L’Angola avait proposé à Kinshasa et aux rebelles du M23, soutenus par Kigali, de respecter un cessez-le-feu à compter du 18 février. Mais les parties se sont mutuellement accusées de l’avoir violé dès vendredi, et les combats ont gagné en intensité ce weekend dans les provinces orientales du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
(Avec AFP)
