Le groupe armé, soutenu par le Rwanda et son armée, a attaqué dimanche l’aéroport de cette ville de 1,5 million d’habitants avec « des drones kamikazes chargés de sous-munitions ». Aucune victime n’a été signalée.
Une nouvelle attaque de drones a visé, dimanche 1er mars 2026, l’aéroport stratégique de Kisangani, ville du nord-est de la RDC, un mois après une attaque similaire revendiquée par le groupe armé AFC/M23, a affirmé lundi le gouvernement local de la province de la Tshopo dans un communiqué.
Outre le trafic civil, l’aérodrome de Kisangani est également utilisé par l’armée congolaise et ses aéronefs. La piste sert notamment au décollage des drones d’attaque et des avions de chasse de l’armée congolaise, qui mènent régulièrement des frappes sur les positions de l’AFC/M23 et de l’armée rwandaise en RDC.
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« Quatre de ces drones ont été interceptés et abattus sur le ciel de Bangoka : le premier à 15 h 48, le deuxième à 17 h 30, le troisième à 19 h 30 et le dernier à 19 h 48, alors qu’un appareil civil de la Compagnie africaine d’aviation [CAA] amorçait déjà son atterrissage depuis 19 h 45 », détaille le communiqué. Aucune victime n’a été signalée.
Willy Ngoma abattu par un drone ce même week-end
Kisangani est située à l’intérieur des terres. Cette cité de plus de 1,5 million d’habitants est distante de plus de 800 km de Goma, grande ville de l’est du pays et fief de l’AFC/M23 depuis janvier 2025. La même distance la sépare d’Uvira, dernière grande ville congolaise à avoir connu des combats.
Son aéroport avait été précédemment visé par une attaque de drones les 31 janvier et 1er février derniers. L’AFC/M23 avait revendiqué cette opération inédite, affirmant avoir procédé « à la destruction du centre de commandement des drones militaires installés à l’aéroport de Kisangani ».
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Le drone est devenu un équipement central dans le conflit dans l’est de la RDC. Les belligérants s’accusent régulièrement d’en faire usage pour mener des attaques dans des zones densément peuplées.
L’AFC/M23 a annoncé samedi la mort de son porte-parole militaire, Willy Ngoma, tué dans une frappe de drones des forces congolaises dans la région minière de Rubaya, dans la province troublée du Nord-Kivu, une zone que le groupe armé occupe depuis 2024.
(Avec AFP)
