Pendant des décennies, l’Algérie a cultivé le rôle d’ “observateur” dans le dossier du Sahara marocain. Une prétendue neutralité, soigneusement mise en avant pour masquer une duplicité bien réelle. Mais la récente rencontre à Madrid, ainsi que les déclarations de Massad Boulos viennent mettre à nu cette posture.
Le conseiller américain ne s’est pas privé de le rappeler dans sa récente sortie médiatique : l’Algérie “se comporte en excellent partenaire”, tout en admettant qu’elle était opposée à ce plan il y a peu. Traduction : tout le vernis de neutralité et de prudence affiché par Alger n’était qu’une couverture pour retarder les négociations et entretenir un conflit qui dure depuis cinquante ans. Les tentatives algériennes de semer la confusion autour du statut du Sahara marocain se heurtent désormais à la réalité : la diplomatie internationale sait qui joue franc-jeu et qui tergiverse.
L’histoire récente montre donc que le mythe de l’“observateur” algérien tombe en morceaux. La réalité est limpide : l’Algérie est une partie prenante, contrainte et démasquée, tandis que le Maroc et ses partenaires avancent vers une solution réaliste et pragmatique. Le temps où Alger pouvait prétendre à un rôle neutre est révolu. Pour Washington, inutile de tergiverser : le Sahara est marocain, et la voie est tracée.
Il est à noter que, quelques jours après les pourparlers de Madrid, Massad Boulos, envoyé personnel de Donald Trump pour l’Afrique et le Moyen-Orient, est revenu sur le dossier du Sahara marocain dans un entretien donné le 15 février 2026 à la chaîne allemande DW, à l’occasion de la conférence de Munich sur la paix mondiale. Tout en restant diplomatique, il a fait passer un message clair : le conflit est désormais suivi directement par le président américain, et la résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée en octobre 2025, définit précisément les quatre parties concernées — Maroc, Polisario, Algérie et Mauritanie. Selon Boulos, l’adhésion de tous à ce cadre montre que la solution est sur les rails, et que la proposition marocaine d’autonomie constitue le seul cadre crédible pour avancer.
