Selon le dirigeant sierra-léonais, l’Afrique de l’Ouest traverse « des défis sans précédent en matière de sécurité et d’économie depuis les indépendances ». Le terrorisme, la criminalité organisée et l’instabilité politique minent les efforts de développement et menacent la cohésion régionale. Des propos relayés par le quotidien nigérian Vanguard, qui soulignent l’urgence d’une réponse collective plus robuste. Au-delà du volet sécuritaire, Julius Maada Bio a rappelé que l’introduction d’une monnaie commune d’ici 2027 demeure une priorité stratégique pour la Cédéao, malgré un contexte régional marqué par des secousses politiques répétées.
Le sommet d’Abuja, rapporte The Punch, se penche également sur les moyens de surmonter l’instabilité politique, après les récents événements au Bénin et en Guinée-Bissau, ainsi que sur le renforcement de la coopération sécuritaire entre États membres. « Les dirigeants examineront les enjeux critiques pour l’Afrique de l’Ouest, en particulier les développements récents en Guinée-Bissau et au Bénin », cite le journal.
Pour mémoire, la Cédéao avait tenu, le 27 novembre, un sommet d’urgence consacré à la situation en Guinée-Bissau, où l’armée a renversé le président Umaro Sissoco Embalo le 26 novembre, installant un Haut Commandement militaire dirigé par le général Horta N’Tam. L’organisation avait alors exigé que les militaires laissent la commission électorale achever le dépouillement des élections présidentielle et législatives du 23 novembre.
Depuis Abuja, la Cédéao tente ainsi de resserrer les rangs face à une équation sécuritaire explosive. Le déploiement annoncé d’une brigade antiterroriste marque un tournant : celui d’une organisation décidée à passer du discours à l’action, pour éviter que l’instabilité ne devienne la nouvelle normalité en Afrique de l’Ouest.
