Les civils ont été invités à quitter les villes du Kordofan du Sud et l’armée tente de reprendre le contrôle des villes stratégiques
Hamed et sa famille font partie des dizaines de milliers de personnes récemment déracinées par les combats dans le Kordofan méridional, dernier front en date de la guerre entre l’armée soudanaise et les forces paramilitaires de soutien rapide (RSF) qui a éclaté en avril 2023.
Des camps sous pression
À l’intérieur des tentes, les enfants et les mères dorment à même le sol, blottis les uns contre les autres pour se réchauffer, tandis qu’à l’extérieur, les enfants s’élancent sur le sol craquelé, la poussière s’accrochant à leurs pieds nus. Selon le directeur du camp, Ali Yehia Ahmed, 240 familles, soit environ 1 200 personnes, ont trouvé refuge à Abu al-Naga. La nourriture est distribuée à partir d’un seul point de distribution, ce qui oblige les familles à attendre des rations limitées. Certaines femmes tirent de l’eau d’un seul puits, la versant dans des seaux en plastique pour cuisiner, se laver et faire le ménage, tandis que d’autres attendent dans une longue file devant un dispensaire de fortune, qui n’est guère plus qu’une grande tente en toile.
Cette vague d’opérations militaires a occasionné le déplacement de plus de 50 000 personnes selon l’Organisation mondiale pour les migrations. Plusieurs traversent la frontière et rejoignent le Soudan du Sud tandis que d’autres font reviennent sur leurs pas pour échapper à une ville pétrolière envahie.
Les hôpitaux débordés manquent fortement de matériels et les camps de déplacés peinent à nourrir convenablement leurs occupants
