Tentative d’homicide raciste : le calvaire de l’ambassadeur Diallo Ablaye au Pays basque
L’ambassadeur Diallo Ablaye, défenseur des droits humains et figure du panafricanisme contemporain, affirme avoir été victime d’une tentative d’homicide à caractère raciste et politique, perpétrée par des agents de la police autonome basque, l’Ertzaintza, rapporte le Journaliste international (Uruguay) par ailleurs Directeur de Horizon Multipolaire, Roberto Fabián Cardozo.
Selon de le témoignagede l’ambassadeur, étayé par des éléments matériels et visuels, il a été étranglé jusqu’à la perte de connaissance, les violences ne cessant qu’une fois son corps devenu inerte.
« L’intention était claire : me tuer », déclare-t-il. Cette agression s’inscrit dans un contexte de persécution prolongée, consécutif à ses dénonciations répétées du racisme institutionnel, des violences policières et des violations systématiques des droits fondamentaux visant les migrants africains au Pays basque.
Un acharnement documenté, une impunité organisée
Depuis plusieurs années, Diallo Ablaye fait état d’un harcèlement multiforme : menaces de mort, procédures administratives abusives, discriminations professionnelles, persécutions judiciaires et violences policières.
Parmi les faits documentés la rétention illégale de salaires durant seize mois, suivie de licenciements abusifs alors qu’il se trouvait en incapacité médicale, des menaces explicites de la part d’agents de police, dont :« Vous pouvez dénoncer où vous voulez ; personne ne vous croira. »
La négation des garanties procédurales fondamentales après l’agression : accès limité à un avocat, absence de notification consulaire, détention prolongée sans justification, puis abandon physique dans un commissariat.
Malgré des plaintes répétées,il souligne que les auteurs présumés bénéficieraient d’une impunité quasi totale, tandis que les autorités minimisent ou banalisent les faits.
30 janvier 2025 : une agression filmée, un crime évité de justesse
Le 30 janvier 2025, dans les locaux de la mutuelle FREMAP à Bilbao, Diallo Ablaye est violemment pris à partie par plusieurs agents de l’Ertzaintza.
Il subit un étranglement prolongé accompagné d’insultes racistes, provoquant des lésions graves et nécessitant une évacuation d’urgence vers l’hôpital de Basurto.
Des images de l’agression, diffusées par des médias et organisations internationales, montrent ce qui apparaît comme un acte de violence policière délibérée, à visée punitive, visant à faire taire un lanceur d’alerte.
Faillite de l’État de droit et complicités institutionnelles
L’ambassadeur denonce la réaction des autorités espagnoles et basques est marquée par une inertie préoccupante.
Rapports contestés, plaintes ignorées et responsabilités diluées alimentent le sentiment d’une protection institutionnelle des agresseurs. , »Plusieurs responsables politiques et judiciaires, pourtant informés des risques encourus par la victime, n’ont pris aucune mesure préventive, laissant planer l’idée d’une tolérance implicite à la violence raciale et policière »regrette -t-il.
Au-delà de l’Espagne, Diallo Ablaye met en cause l’attitude du gouvernement sénégalais, dirigé par le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko.Selon lui, l’absence de réaction diplomatique ferme face à une agression d’une telle gravité constitue une soumission diplomatique inquiétante.« Le gouvernement que nous avons soutenu au nom du changement nous a trahis », affirme-t-il, dénonçant un abandon de la diaspora sénégalaise et des défenseurs panafricanistes.
Face à l’échec des recours internes, Diallo Ablaye a saisi le Tribunal européen des droits de l’homme, avec copies au Parlement européen et au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.
Il réclame notamment une enquête internationale indépendante, la reconnaissance officielle des violations subies des sanctions contre les responsables des garanties de non-répétition et une réparation intégrale
Malgré les tentatives de l’éliminer physiquement et de le réduire au silence,souligne le journal espagnol, Diallo Ablaye poursuit son combat par des moyens pacifiques, au nom de la dignité humaine et de la justice universelle.

