La République démocratique du Congo (RDC) poursuit sa trajectoire vers une reconstruction durable et inclusive, a dit lundi la Première ministre, à l’ouverture de l’atelier national de concertation dans le cadre de la mise en œuvre du programme sino-congolais, selon un communiqué consulté mardi par l’ACP.
« Cet atelier se tient à un moment crucial, où notre pays poursuit sa trajectoire vers une reconstruction durable et inclusive, tout en veillant à ce que les instruments juridiques et économiques mis en place servent pleinement les objectifs du développement », a déclaré Judith Suminwa, Première ministre, citée dans le communiqué de la Primature.
Elle a rappelé que cette démarche s’inscrit dans la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, articulée autour de six (6) engagements majeurs du quinquennat, et traduite dans le programme d’actions du gouvernement. Pour Mme Judith Suminwa, l’objectif n’est nullement de remettre en cause les acquis du partenariat avec la Chine, mais plutôt de le rendre plus performant, transparent et équilibré.
Elle a, à cet effet, insisté sur la nécessité d’adopter les arrêtés interministériels d’application qui permettront de rendre pleinement opérationnelle la loi portant régime fiscal, douanier, parafiscal, des recettes non fiscales et de change applicables aux conventions de collaboration et aux projets de coopération, texte consacrant la sécurité du régime d’exonération du programme sino-congolais et d’assurer une gouvernance plus rigoureuse.
« Le partenariat sino-congolais demeure un pilier stratégique (…) Il doit, cependant, évoluer pour refléter les exigences actuelles de bonne gouvernance, de transparence et de redevabilité mutuelle », a-t-elle souhaité. La cheffe du gouvernement a également insisté sur l’impératif de voir l’exploitation des ressources naturelles se traduire à des retombées concrètes : infrastructures modernes, création d’emplois, formation des jeunes et amélioration du bien-être collectif.
Par ailleurs, Freddy Yodi Shembo, directeur général de l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration signées entre la RDC et ses partenaires privés (APCSC) a martelé sur la portée institutionnelle de cet atelier.
« L’ouverture de cet atelier représente un moment de haute portée institutionnelle. Elle s’inscrit dans la volonté ferme de l’État congolais de consolider l’un de ses instruments majeurs de développement, le programme sino-congolais », a-t-il indiqué. Évoquant l’avenant numéro 5 issu de la renégociation du contrat Sicomines, il a signifié qu’il s’agit d’un cadre opérationnel actualisé, nécessitant une concertation renforcée entre les institutions publiques et les partenaires privés. Le programme sino-congolais repose sur une logique intégrée « ressources contre infrastructures », visant à accélérer la modernisation de la RDC et à stimuler la création d’emplois.
Lancée en 2008, cette convention de collaboration a été renégociée en 2024 pour rééquilibrer les termes et mettre en avant des projets concrets du gouvernement congolais.
Organisée sous l’impulsion du gouvernement de la République, cette rencontre stratégique a visé à harmoniser les pratiques et clarifier les procédures encadrant les partenariats conclus dans le cadre de la coopération « ressources contre infrastructures », notamment le projet Sicomines, considéré comme l’un des piliers majeurs du développement national. ACP/
