Une société financière américaine a intenté une action en justice aux États-Unis contre la République démocratique du Congo et plusieurs hauts responsables, alléguant une tentative de corruption, selon un document consulté par l’AFP mercredi.
La société PayServices, basée dans l’Idaho, affirme qu’elle a été invitée fin 2023 à créer une coentreprise afin de « revitaliser la banque publique de la RDC et de numériser et moderniser l’ensemble de l’économie nationale ».
Par la suite, « plusieurs responsables corrompus en RDC » — agissant « à l’insu du président de la RDC » — auraient comploté pour exiger des pots-de-vin de PayServices, selon le document. Parmi les personnes citées figurent le ministre des Entreprises publiques, le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque centrale.
Des proches collaborateurs du président congolais Félix Tshisekedi, dont son directeur de cabinet, sont également mentionnés. Lorsque leurs exigences ont été refusées, les « défendeurs individuels ont alors conspiré pour saboter et violer le contrat et mettre fin » au projet, affirme la société.
« Dans ce contexte, les autorités… ont mis fin à tout suivi administratif de ce dossier afin de protéger le Trésor public », a déclaré le ministère.
Dans sa plainte, PayServices affirme également avoir obtenu « une rencontre directe » en mai dernier avec Félix Tshisekedi, lequel se serait dit « choqué d’apprendre l’existence de ces blocages ».
