À l’occasion du lancement de la sixième édition du Mois du Consommer local, le ministre Serigne Guèye Diop a appelé le Sénégal à renforcer sa production nationale et la transformation de ses matières premières. Une démarche visant à réduire la dépendance aux importations, à créer des emplois et à renforcer la souveraineté économique du pays.
Le Sénégal doit davantage miser sur ses propres ressources pour assurer son développement économique. C’est le message porté par le ministre Serigne Guèye Diop lors de la cérémonie d’ouverture de la sixième édition du Mois du Consommer local, placée sous le thème : « Consommer local, intégration régionale et souveraineté économique face aux mutations du commerce mondial ».
Dans son discours, le ministre a souligné que les crises internationales et les perturbations des échanges commerciaux ont révélé les risques liés à la dépendance économique. Selon lui, les pays africains doivent renforcer leurs capacités de production et transformer davantage leurs matières premières sur leur territoire.
Serigne Guèye Diop a également rappelé que la consommation des produits locaux constitue un levier de création d’emplois et de revenus pour les populations. Il a notamment évoqué les efforts engagés pour soutenir les filières agricoles nationales, particulièrement celles de la pomme de terre, de l’oignon et de la banane. Des mesures de protection ont ainsi été prises pour soutenir les producteurs locaux face à la concurrence des importations.
Toutefois, le ministre a insisté sur la nécessité d’améliorer la qualité des produits sénégalais. La certification, l’emballage, la compétitivité des prix et la communication représentent, selon lui, des éléments essentiels pour renforcer leur présence sur les marchés.
Le gouvernement entend également améliorer l’accès au financement des petites et moyennes entreprises. Des mécanismes d’accompagnement sont envisagés dans les 45 départements du pays afin de soutenir les entrepreneurs et de favoriser le développement de leurs activités.
Sur le plan industriel, Serigne Guèye Diop a rappelé l’ambition de porter la contribution de l’industrie à 35 % du produit intérieur brut dans les prochaines années, puis à 45 % à plus long terme. Cet objectif repose notamment sur la transformation locale des matières premières agricoles, halieutiques et minières.
Le ministre a par ailleurs souligné l’importance de l’intégration économique africaine. Il a appelé les pays du continent à renforcer leurs échanges commerciaux et à développer des chaînes de valeur complémentaires, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Enfin, il a plaidé pour une implication accrue de l’État dans la promotion des produits locaux, notamment à travers la commande publique et le respect des normes de qualité.
À travers cette initiative, les autorités ambitionnent de faire du consommer local un moteur de transformation économique, de création d’emplois et de souveraineté nationale.
