Les carabiniers de Catane (deuxième ville de Sicile, en Italie) ont arrêté sept personnes accusées d’avoir commis des braquages à main armée dans plusieurs villas de la province. Les six mis en cause ont été placés en détention tandis que le septième est assigné à résidence.
Parmi les suspects incarcérés, il y a un certain K. Kassé. D’après Les Échos, qui donne l’information, ce dernier est sénégalais et faisait office de marabout de la bande. «Avant chaque opération, [il] exécutait un rituel ésotérique destiné à ‘protéger’ le braquage et à en garantir l’issue favorable», précise le journal.
La même source rapporte que l’affaire est en instruction et que «l’enquête repose sur des écoutes téléphoniques, des surveillances et surtout sur les images de vidéosurveillance de la maison de la victime». Elle ajoute que «malgré la tentative des criminels d’effacer les preuves en emportant les caméras et les modems, les enregistrements nt pu être exploités par les enquêteurs».
Les enquêteurs se sont lancés aux trousses des malfaiteurs après que ces derniers ont attaqué un entrepreneur italien d’une quarantaine d’années. D’après le récit de Les Échos, la victime se promenait avec sa compagne et de leur bébé dd seize mois «lorsqu’il a été contraint de suivre les malfaiteurs dont l’une des voitures arborait un gyrophare bleu. Prétextant une enquête sur un trafic d’armes, les faux agents l’ont escorté jusqu’à chez lui».
Devant sa famille, détaille le journal, l’entrepreneur a été ligoté, roué de coups et menacé d’amputation d’un doigt et de rapt de son enfant s’il ne se montre pas coopératif. Il s’exécute en remettant aux assaillants 16 000 euros (10,4 millions F CFA) en liquide en plus de bijoux et de montres d’une valeur de plus de 60 000 euros (39 millions F CFA), évalue le quotidien d’information.
«Les braqueurs l’ont ensuite contraint à les conduire vers une seconde résidence, toujours à Misterbianco où ils ont obtenu plus de 100 000 euros (65 millions F CFA) supplémentaires», poursuit le journal. Qui renseigne que les investigations déjà menées «ont mis en lumière une organisation très structurée, fonctionnant selon une logique quasi paramilitaire, avec repérages, interventions coordonnées et discipline interne».
