Une affaire pour le moins insolite secoue la ville de Rufisque. La sûreté urbaine du commissariat central a mis la main sur un mécanicien du nom de M. Fall, âgé de 29 ans, accusé d’usurpation d’identité et d’escroquerie au mariage.
Selon les éléments de l’enquête, le mis en cause aurait piégé la dame D. Samba, à travers les réseaux sociaux. Tout aurait commencé par un simple SMS envoyé par erreur, qui a servi de point de départ à une relation virtuelle entre les deux. Très vite, les échanges se sont transformés en relation amoureuse, sans que les deux se rencontrent physiquement.
Pour gagner la confiance de la victime, le faux prétendant a usurpé l’identité d’un certain Meissa Ngom, président d’une association sportive et culturelle (ASC) de Zac Mbao, bien connu dans le milieu sportif local. Il envoyait à la jeune femme les photos de ce dernier, se faisant passer pour lui.
Quelques semaines plus tard, M. Fall franchit une nouvelle étape en proposant le mariage à D. Samba. Il entre même en contact avec l’oncle de la jeune femme et une date est fixée pour la cérémonie. Afin de prouver sa « bonne foi », il demande à sa promise de prendre en charge les dépenses du mariage, promettant de rembourser le lendemain, selon des sources de Seneweb.
Tout en confiance, la femme s’endette à hauteur d’environ 300 000 F CFA pour organiser la cérémonie et informer toute sa famille et ses proches.
Mais le jour J, alors que les invités s’étaient déjà rassemblés au domicile familial et que l’heure du départ pour la mosquée approchait, le marié fictif devient injoignable.
Ce n’est que plus tard que la supercherie éclate. La désillusion est brutale pour D. Samba, qui a été victime d’une escroquerie orchestrée de bout en bout. Non seulement elle se retrouve endettée, mais elle doit également affronter l’humiliation de sa famille et de ses invités réunis pour célébrer un mariage fantôme.
Après des investigations, M. Fall est finalement arrêté et placé en garde à vue dans les locaux du commissariat central de Rufisque. Il est sous le coup d’une plainte déposée par la plaignante D. Samba.
