Premier ministre. La question qui se pose aujourd’hui est simple : qu’en a-t-il été fait ?
Une exigence simple : dire la vérité aux citoyens
Les relevés bancaires aujourd’hui révélés ne constituent pas une conclusion. Ils constituent un point de départ. La justice espagnole établira les responsabilités qui relèvent de sa compétence, et la justice sénégalaise celles qui relèvent de la sienne.
Mais l’enjeu dépasse largement le seul dossier AEE Power. Il touche à la confiance des citoyens dans leurs institutions. Il touche à la crédibilité de la parole publique. Il touche à la capacité de notre administration à protéger des ressources qui sont, en dernier ressort, garanties par la dette de l’État sénégalais, et que des milliers de familles rurales attendent encore de voir transformées en lumière.
Une démocratie ne se mesure pas seulement à sa capacité à lancer de grands projets. Elle se mesure aussi à sa capacité à rendre compte de leur exécution, et à agir lorsque ses propres services l’alertent. Or, dans ce dossier, l’alerte a existé. Elle portait une date, une signature, un destinataire. La responsabilité politique commence par une exigence simple : dire enfin la vérité aux citoyens, sur ce qui a été su, quand, et ce qui en a été fait. »
