Face aux inquiétudes qui circulent depuis quelques jours sur une éventuelle rupture de carburant, Assane Ndir se veut rassurant : les stocks sont suffisants et l’approvisionnement du pays est assuré. « Il n’y aura pas de pénurie », a martelé Assane Ndir. Il explique que les difficultés parfois observées dans certaines stations ne traduisent pas une pénurie nationale. Les stocks disponibles, ajoutés aux cargaisons en cours d’acheminement, permettent de couvrir les besoins. Le problème vient plutôt de la logistique et de pics de consommation localisés, notamment dans les zones frontalières ou lors de rumeurs qui provoquent des achats de panique.
Les dépôts sont approvisionnés et les flux logistiques continuent. Les bateaux et camions-citernes prévus sont en route. Les stations-service sont ravitaillées selon le calendrier habituel. Les cas de rupture sont « ponctuels » et liés à des délais de transport, pas à un manque de produit. Assane Ndir invite les consommateurs à éviter les réserves excessives. « Les achats de panique désorganisent la chaîne et créent des tensions artificielles », rappelle-t-il.
Comme dans plusieurs pays de la sous-région ces derniers mois, le moindre retard de camion ou la fermeture momentanée d’une station alimente les spéculations sur les réseaux sociaux. La Guinée, le Mali ou le Burkina ont connu des séquences similaires : les autorités communiquent à chaque fois sur la disponibilité des stocks et la nécessité de ne pas céder. Assane Ndir assure que les services suivent la situation « heure par heure » pour fluidifier les livraisons vers les zones tendues. L’objectif : garantir que chaque région reçoive son quota et que les files d’attente disparaissent.
