Au Sénégal, le président Bassirou Diomaye Faye a saisi le Conseil constitutionnel sur la question de la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. La démarche intervient avant la séance plénière annoncée ce mardi à 9 heures, au moment où plusieurs décisions ont déjà bousculé le fonctionnement des institutions.
Cette saisine place le débat sur le terrain du droit constitutionnel, alors que des députés de PASTEF affichent leur volonté de remettre Ousmane Sonko au sein de l’appareil parlementaire. Dans son récit des faits, senenews indique que l’avis du Conseil constitutionnel est attendu avant l’ouverture de cette plénière, ce qui fait de cette consultation un point central de la séquence politique en cours.
La discussion autour de ce retour à l’Assemblée ne date pas d’aujourd’hui. Le 25 mai 2026, le juge Dème avait soutenu que cette réintégration était juridiquement impossible. Il avait aussi critiqué l’adoption d’une loi interprétative de la loi d’amnistie, qu’il présentait comme une démarche partisane. Cette prise de position portait sur l’enjeu juridique du dossier et ne se confond pas avec la procédure actuellement engagée devant le Conseil constitutionnel.
Le calendrier institutionnel reste très resserré. Le limogeage d’Ousmane Sonko de la Primature a été suivi, quarante-huit heures plus tard, par la démission d’El Malick Ndiaye de la présidence de l’Assemblée nationale. Selon les éléments rapportés, cette succession de décisions laisse le pays sans Premier ministre, sans gouvernement formellement installé et sans président de l’Assemblée nationale.
