Le Tribunal des flagrants délits de Diourbel a condamné S.K. Ndiaye, 22 ans, à un an de prison ferme pour menaces de mort et coups et blessures volontaires, rapporte L’Observateur. Il lui est reproché d’avoir poignardé sa tante, S. Sène, au thorax, lui causant une incapacité temporaire de travail (ITT) de dix jours.
À la barre, le jeune homme, sans emploi et délinquant primaire, a reconnu les faits dans leur intégralité. Il a expliqué avoir agi sous l’effet d’une forte consommation de produits cellulosiques, une dépendance aux solvants qu’il dit entretenir depuis l’âge de 18 ans. Affirmant avoir été complètement « hors de lui » au moment de l’agression, il a exprimé de profonds regrets à l’égard de sa tante, qu’il a décrite comme une personne bienveillante et dévouée à sa famille.
Touchée par la sincérité de ses excuses, la victime, S. Sène, a choisi de lui pardonner publiquement et s’est désistée de toute demande de réparation financière, un geste de clémence qui a profondément marqué l’assistance dans la salle d’audience.
Malgré ce pardon, signale le quotidien du Groupe futurs médias, le procureur a insisté sur la gravité des faits, rappelant que l’acte aurait pu être qualifié de tentative de meurtre et relever de la Chambre criminelle. À l’issue des débats, après avoir pris acte du désistement de la partie civile et entendu les plaidoiries de la défense, le tribunal a retenu la culpabilité du prévenu, le condamnant à la peine précitée.
