La phase pratique du deuxième recensement général de la population et de l’habitat commence, à Kinshasa, par les opérations de cartographie censitaire. Le RGPH-2 s’achèvera avec le dénombrement général de juillet 2027.
Combien le plus grand pays d’Afrique centrale compte-t-il de citoyens ? S’il est communément admis que la RDC est approximativement peuplée d’une bonne centaine de millions d’habitants, la population congolaise n’a pas été recensée depuis… quarante-deux ans.
Les opérations de cartographie censitaire du deuxième recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2) – projet doté d’une enveloppe de près de 200 millions de dollars – ont été officiellement lancées le 28 septembre, sous la présidence de Guylain Nyembo Mbwizya, ministre d’État au Plan et à la Coordination de l’aide au développement, en présence des responsables de l’Institut national de la statistique (INS) et du Bureau central du recensement (BCR).
Opération « apolitique »
Cette phase préparatoire, qui bénéficie de l’accompagnement du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et de la Banque mondiale, a pour objectif d’établir, d’ici au mois de juillet, une base de données géographique permettant de préparer le dénombrement général. Les agents cartographes, qui démarreront leurs travaux à Kinshasa, auront pour mission de géolocaliser les bâtiments, d’identifier les ménages ou encore de compter les médecins ou les sages-femmes.
Aux méfiants, le ministre Guylain Nyembo a tenu à rappeler que cette « opération purement scientifique » était « apolitique », « gratuite » et différente de l’identification administrative ou des opérations électorales. Les officiels ont par ailleurs évoqué un dénombrement sans distinction de sexe, d’âge, de nationalité ou de catégorie socioprofessionnelle.
Pour mobiliser l’engagement de la population dans le processus de recensement, les autorités rappellent que le dénombrement actualisé des individus et l’identification des logements seront le gage d’une plus grande justice, tant dans la répartition des ressources que de la planification des infrastructures scolaires, sanitaires, de transport ou d’accès à l’eau et à l’électricité. Il est évidemment important que ces opérations statistiques se déroulent également dans les zones qui demeurent sous la menace des groupes armés…
