Au Sénégal, la séquence des démissions ouverte après le limogeage d’Ousmane Sonko continue d’alimenter les prises de position dans le champ politique. Le député Guy Marius Sagna s’est inscrit dans ce débat en appelant les autorités à ne pas céder aux dissidences internes.
Le parlementaire considère que la responsabilité incombe d’abord aux dirigeants qui ne portent plus le programme sur lequel ils ont été élus. Dans cette ligne, il affirme qu’un responsable qui ne partage plus cette orientation doit partir lui-même, au lieu d’encourager le départ d’autres acteurs. Cette position a été rapportée par Kawtef dans un contexte de nouvelles tensions autour des démissions.
Guy Marius Sagna rattache son argumentaire à plusieurs engagements qu’il présente comme centraux dans le projet politique initial. Il cite notamment la sortie du franc CFA, la réforme de la justice, la reddition des comptes ainsi que la redéfinition des relations avec le FMI. Pour lui, l’élu qui ne veut plus appliquer ce cap doit en assumer les conséquences politiques.
Cette sortie s’inscrit dans une séquence plus large. Le 23 mai 2026, Guy Marius Sagna avait déjà soutenu publiquement que la démission devait revenir au « dissident », en visant Bassirou Diomaye Faye, qu’il accusait de s’écarter du mandat initial. Dans cette précédente prise de parole, il rappelait déjà les mêmes points de programme, dont les relations avec le FMI, l’encadrement des fonds politiques, la justice et la reddition des comptes.
La contestation s’était aussi exprimée en dehors de l’Assemblée nationale. Le 1er décembre 2025, un collectif de militants et sympathisants avait diffusé une pétition réclamant l’exclusion ou la démission de Diomaye Faye du parti Pastef, en l’accusant de s’être éloigné du projet fondé, selon eux, sur la souveraineté, la justice et la transparence.
