La Direction du Livre et de la Lecture a officiellement lancé, lundi à Dakar, la 18ᵉ édition de la Foire internationale du Livre et du Matériel didactique de Dakar (FILDAK). Prévue du 15 au 19 octobre, la manifestation se tiendra sur l’esplanade du Musée des Civilisations Noires et au Grand Théâtre.
Placée sous le signe de la relance, cette édition réunira une dizaine de pays. L’Égypte a été désignée comme nation invitée d’honneur.
Interrompue depuis 2018, notamment en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19, la FILDAK fait son retour avec l’ambition de redynamiser le secteur du livre, de promouvoir la lecture et de renforcer les industries culturelles et créatives.
Cette nouvelle édition est marquée par plusieurs changements. Parmi eux, la délocalisation d’une partie de l’événement vers le Grand Théâtre, en accord avec le CICES, la création d’un Commissariat général et la mise en avant des Nouvelles Éditions Africaines du Sénégal (NEAS) comme structure marraine.
Le programme officiel intègre également un volet consacré aux Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ).
Lors de la conférence de presse, la ministre déléguée chargée de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique, Mame Coumba Diop, a insisté sur la portée stratégique de ce retour.
Selon elle, la relance de la FILDAK constitue un signal important pour la culture et l’éducation. Elle doit notamment contribuer à redynamiser les industries culturelles et créatives, soutenir l’ensemble de la chaîne du livre et favoriser l’accès à la lecture pour tous.
La ministre a également souligné la nécessité de prendre en compte les nouvelles technologies dans les politiques d’accès au savoir. Elle a notamment cité le numérique éducatif, les tablettes et l’intelligence artificielle, qui pourraient contribuer à élargir l’accès aux ressources éducatives sur l’ensemble du territoire.
« Bibliothèque, Souveraineté et Transmission »
La leçon inaugurale de cette 18ᵉ édition sera consacrée au thème : « Bibliothèque, Souveraineté et Transmission ».
Le président du conseil d’administration du Musée des Civilisations Noires, le professeur Ibrahima Wane, a expliqué le choix de cette thématique, qui vise notamment à interroger la notion de souveraineté à travers la culture.
De son côté, le professeur Ousseynou Wade a élargi la réflexion sur la notion de bibliothèque. Selon lui, celle-ci ne se limite plus au livre imprimé, mais englobe également les formats numériques, les différents supports et les nouvelles formes d’interaction autour du savoir.
Avec cette 18ᵉ édition, la FILDAK entend ainsi renouer avec son ambition de faire de Dakar un espace majeur de rencontre autour du livre, de la lecture, de l’éducation et des industries créatives.
