La police haïtienne a patrouillé vendredi dans les rues de Kenscoff, après qu’une violente attaque perpétrée par des gangs en début de semaine a causé la mort de 47 personnes. Plus de 50 individus ont été enlevés.
La Police nationale haïtienne a fait l’objet de critiques croissantes quant aux raisons pour lesquelles les autorités n’avaient pas réussi à empêcher cette attaque perpétrée dans une communauté agricole autrefois paisible.
La violence des gangs a également provoqué le déplacement d’un nombre record de près de 1,5 million de personnes à travers Haïti, où plus de 3 050 personnes auraient été tuées entre janvier et juin, selon les statistiques de l’ONU.
« Le massacre de Kenscoff souligne la nécessité urgente pour les autorités nationales de renforcer la protection de la population, en particulier des communautés vivant dans des zones touchées par la violence des gangs », a expliqué Marta Hurtado, porte-parole du Bureau des droits de l’homme des Nations unies.
Des hommes armés contrôlent environ 70 % de Port-au-Prince ainsi que de vastes étendues de territoire dans la région centrale d’Haïti et au-delà, tandis que la pauvreté et la faim s’aggravent à mesure que la violence des gangs persiste.
