La présidente de la Cour pénale internationale a riposté lundi aux sanctions imposées le mois dernier par les États-Unis à l’encontre de son institution.
La japonaise La juge japonaise Tomoko Akane, persona non grata aux États-Unis, s’exprimait devant les Nations unies à distance, lors de la présentation du rapport annuel de la CPI.
»Le 9 octobre 2026, le Comité norvégien du prix Nobel a décerné le prix Nobel de la paix à une ancienne juge de cette Cour, la juge Navi Pillay, pour ses efforts en faveur de la paix et du droit international. Le jour même, les États-Unis ont imposé des sanctions à la Cour pénale internationale en tant qu’institution. », a-t-elle déclaré.
Déterminée, la japonaise affirme que la CPI remplira sa mission. Et a appelé l’ensemble des 193 États membres de l’ONU à défendre la juridiction menacée de démantèlement par l’administration Trump. En raison d’enquêtes menées sur les États-Unis et leurs alliés, dont Israël.
»Ces mesures visent à perturber le fonctionnement de la Cour et à intimider son personnel ainsi que tous ceux qui coopèrent avec elle. Leurs effets vont bien au-delà des fonctionnaires visés. Chaque jour, nous devons veiller à ce que ce tissu fragile résiste aux forces qui tentent de le déchirer. L’histoire jugera de la manière dont la communauté internationale a protégé la Cour et le mandat qui lui a été confié par le Statut de Rome. C’est maintenant qu’il faut agir. », a déclaré la présidente de la CPI.
