L’Algérie, fortement incitée par la Russie, continue son rapprochement avec l’Alliance des États du Sahel (AES). Le 21 octobre, le ministre d’État nigérien chargé de la Défense nationale, Salifou Mody, s’est rendu à Alger pour la seconde fois en deux semaines. Il a notamment été reçu par le président Abdelmadjid Tebboune, et a signé avec le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP) algérienne, Saïd Chengriha, un « pacte sécuritaire » aux contours flous et dont les détails n’ont pas été rendus publics.
Le haut-gradé de l’ANP a affirmé la « disponibilité » de l’armée algérienne pour examiner toute proposition nigérienne visant à renforcer la coopération. De son côté, le ministre nigérien a salué « le niveau de coordination » entre les deux armées. Rien de concret n’a cependant été dévoilé à l’issue de la signature du protocole d’accord.
Pour l’heure, une seule certitude : les quatre avions militaires Soukhoï SU-30 déployés par l’armée de l’air algérienne dans le ciel de Niamey après la tentative de coup d’État, le 30 août dernier, sont toujours stationnés à l’aéroport de la capitale nigérienne, de même qu’un avion ravitailleur Iliouchine Il-78 et un avion de transport Iliouchine Il-76. Ils n’auraient, pour l’heure, mené aucune mission opérationnelle et sont maintenus sur place dans un but de dissuasion.
